Le géant européen de l’aéronautique et de la défense Airbus, dont le siège mondial est installé à Blagnac, étudie la cession potentielle de l’ensemble de ses installations spatiales localisées sur le sol américain. Cette réflexion tactique s’inscrit dans un recentrage de ses investissements industriels afin de faciliter la constitution d’un grand pôle spatial européen en partenariat avec le groupe technologique Thales et le conglomérat italien Leonardo. Dans le viseur des acquéreurs potentiels figurent notamment la totalité des parts de l’entité AOS (Airbus OneWeb Satellites) ainsi que le complexe d’assemblage en série de Merritt Island, situé en Floride, un outil de fabrication de pointe dont l’avionneur avait pourtant repris le contrôle exclusif début 2024 en rachetant les 50 % détenus par l’opérateur satellitaire Eutelsat-OneWeb. Fort d’un chiffre d’affaires global de 73,4 milliards d’euros et d’une force de travail de 156 900 collaborateurs, l’avionneur toulousain fait face aux bouleversements de la demande commerciale et aux nouveaux défis concurrentiels du secteur orbital. Ce redéploiement capitalistique permettrait à Airbus de dégager des liquidités substantielles tout en construisant un champion unifié capable de résister aux constellations de satellites américaines.
Airbus réévalue ses actifs aux États-Unis pour soutenir une alliance spatiale continentale
Le géant européen de l’aéronautique et de la défense Airbus, dont le siège mondial est installé à Blagnac, étudie la cession potentielle de l’ensemble de ses installations spatiales localisées sur le sol américain. Cette réflexion tactique s’inscrit dans un recentrage de ses investissements industriels afin de faciliter la constitution d’un grand pôle spatial européen en […]
