Le mastodonte de la métallurgie mondiale ArcelorMittal, exploitant sur le littoral dunkerquois l’une des plateformes sidérurgiques les plus imposantes d’Europe, fait face à de lourdes interrogations quant au modèle d’affaires de sa filière d’acier vert. Alors que la stratégie de neutralité carbone du complexe portuaire prévoyait initialement le remplacement progressif des hauts-fourneaux au charbon par une unité de réduction directe du minerai de fer fonctionnant à l’hydrogène renouvelable, la direction a officiellement alerté la représentation parlementaire sur l’absence de viabilité financière immédiate d’un tel investissement. En cause, la persistance de coûts prohibitifs de production et d’acheminement de l’hydrogène décarboné, conjuguée à une demande industrielle timide pour un métal vert vendu à prime face à la concurrence féroce des importations asiatiques d’acier conventionnel. Cette incertitude pèse sur le calendrier de transition écologique de l’aciérie nordiste, contraignant les décideurs publics et industriels à réévaluer les mécanismes de subventions et les conditions de marché indispensables à la réindustrialisation propre.
Le mastodonte de la métallurgie mondiale ArcelorMittal, exploitant sur le littoral dunkerquois l’une des plateformes sidérurgiques les plus imposantes d’Europe, fait face à de lourdes interrogations quant au modèle d’affaires de sa filière d’acier vert. Alors que la stratégie de neutralité carbone du complexe portuaire prévoyait initialement le remplacement progressif des hauts-fourneaux au charbon par […]
