Le marché public colossal de 3 milliards d’euros portant sur la couverture complémentaire santé des agents et retraités de la Sécurité sociale, piloté par l’UCANSS depuis son siège du 15e arrondissement de Paris, cristallise de vives oppositions institutionnelles alors que la société d’assurance Alan se profile comme l’attributaire favori de cette consultation. Destiné à couvrir l’ensemble des personnels administratifs des caisses primaires d’assurance maladie, des caisses d’allocations familiales et des unions de recouvrement des cotisations à compter du 1er janvier 2027, ce marché gigantesque attire les foudres des centrales syndicales représentatives. Ces dernières dénoncent le choix d’une entreprise privée de la tech régie par le droit des assurances commerciales au détriment des acteurs historiques de l’économie sociale et solidaire que sont les mutuelles de santé sans but lucratif. Face aux craintes de dégradation des garanties statutaires et à la rupture philosophique que représente l’externalisation de la protection des agents publics vers un néoassureur privé, les organisations de salariés ont officiellement interpellé Matignon pour exiger la suspension immédiate de la procédure d’attribution. Cette contestation illustre les tensions croissantes entre modèles mutualistes paritaires traditionnels et plateformes assurantielles technologiques désireuses de capter les grands comptes publics.
Le contrat de santé de la Sécurité sociale attribué à Alan suscite la contestation syndicale
Le marché public colossal de 3 milliards d’euros portant sur la couverture complémentaire santé des agents et retraités de la Sécurité sociale, piloté par l’UCANSS depuis son siège du 15e arrondissement de Paris, cristallise de vives oppositions institutionnelles alors que la société d’assurance Alan se profile comme l’attributaire favori de cette consultation. Destiné à couvrir […]
