L’écosystème industriel de l’estuaire de la Seine traverse une zone de turbulences majeures avec l’engagement d’une procédure d’information-consultation en vue de l’arrêt total des opérations au sein de la raffinerie exploitée par le groupe minier sud-africain Sibanye-Stillwater à Sandouville. Cette décision critique met en péril 101 emplois directs sur cette plateforme spécialisée dans le traitement hydrométallurgique et le raffinage de nickel et de cobalt de haute pureté, des métaux pourtant stratégiques pour la transition énergétique et les chaînes de valeur des batteries pour véhicules électriques. Malgré les projets initiaux de reconversion industrielle du complexe havrais vers les précurseurs de cellules électriques, la structure subit de plein fouet l’effondrement des cours mondiaux du nickel, alimenté par la surproduction massive à bas coût venue d’Indonésie, ainsi que l’envolée des coûts énergétiques européens. Ce projet de fermeture définitive soulève une vive inquiétude parmi les organisations syndicales et les acteurs économiques normands, qui redoutent la perte d’un maillon souverain de valorisation des métaux critiques en France et appellent à la recherche active de solutions industrielles alternatives pour réindustrialiser le bassin de l’emploi séquano-marin.
L’écosystème industriel de l’estuaire de la Seine traverse une zone de turbulences majeures avec l’engagement d’une procédure d’information-consultation en vue de l’arrêt total des opérations au sein de la raffinerie exploitée par le groupe minier sud-africain Sibanye-Stillwater à Sandouville. Cette décision critique met en péril 101 emplois directs sur cette plateforme spécialisée dans le traitement […]
