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Pourquoi Jean-Marie Cordaro ouvre Bonzai aux outils des marchands

Un créateur vend ses formations sur son propre site. Il a déjà une page de vente, une liste de clients et une façon de travailler qui lui convient. S’il choisit Bonzai pour encaisser ses ventes ou donner accès à ses contenus, doit-il tout reconstruire ailleurs ? Jean-Marie Cordaro, fondateur de Bonzai, a vendu ses propres […]

Un créateur vend ses formations sur son propre site. Il a déjà une page de vente, une liste de clients et une façon de travailler qui lui convient. S’il choisit Bonzai pour encaisser ses ventes ou donner accès à ses contenus, doit-il tout reconstruire ailleurs ?

Jean-Marie Cordaro, fondateur de Bonzai, a vendu ses propres produits numériques avant de créer la plateforme. Bonzai s’adressait d’abord aux créateurs qui voulaient réunir leurs contenus, leur communauté et leurs ventes au même endroit. Mais les vendeurs déjà équipés ont d’autres attentes. Ils veulent pouvoir ajouter un service à leur activité sans perdre tout ce qu’ils ont construit autour.

Quand le vendeur possède déjà son site

Pour quelqu’un qui démarre, créer sa page et ses produits sur Bonzai peut être la solution la plus directe. La situation est différente pour un marchand installé. Son site attire des clients, son équipe connaît ses outils et ses offres sont parfois intégrées à un parcours de vente plus large. Changer l’ensemble de ce parcours pour adopter un nouveau moyen de paiement aurait un coût.

Un site extérieur peut demander à Bonzai de créer une page de paiement pour un produit. Le client y règle son achat et le marchand peut ensuite retrouver la commande dans son propre système. Ce raccordement passe par une API, c’est-à-dire un moyen pour deux logiciels d’échanger des informations sans qu’une personne ait à les recopier.

Le parcours peut aussi fonctionner dans l’autre sens. Si un vendeur réalise une vente ailleurs, une fonction de Bonzai lui permet d’ouvrir à son client l’accès à un contenu hébergé sur la plateforme. Le paiement effectué à l’extérieur et l’accès au contenu restent alors deux opérations distinctes : c’est au marchand de s’assurer qu’elles correspondent bien à la même vente.

Ce qui se passe après l’achat

L’enjeu ne s’arrête pas au moment où le client paie. Une formation doit devenir accessible. Un abonnement peut prendre fin. Un remboursement peut modifier le droit d’accès au produit. Si le marchand travaille avec plusieurs logiciels, chacun doit disposer de la bonne information au bon moment.

Bonzai prévoit, par exemple, des notifications lorsqu’un accès à un produit est accordé ou retiré. Le vendeur peut les utiliser pour mettre à jour un autre outil. Cela demande une intégration technique, mais évite de traiter chaque changement à la main lorsque les ventes se multiplient.

Une évolution liée aux échanges avec les marchands

Jean-Marie Cordaro explique que les premiers développements de Bonzai étaient très orientés vers les créateurs de contenu : l’envoi d’e-mails, l’espace membre et la vente de contenus. Les conversations avec les utilisateurs ont ensuite déplacé une partie de l’attention vers les pages de paiement et la continuité des encaissements.

On comprend ce changement en regardant les activités de ces vendeurs. Un formateur peut souhaiter héberger ses cours sur Bonzai. Un éditeur de logiciel peut déjà posséder son espace client. Un consultant peut vendre depuis un site qu’il utilise depuis des années. Ils ont tous besoin d’encaisser, mais pas forcément de présenter ou de livrer leur offre de la même manière.

Les possibilités d’intégration répondent à cette diversité. Elles donnent au marchand le choix de conserver certaines étapes de son parcours de vente et d’en confier d’autres à Bonzai. C’est un travail assez peu visible pour le client final. Pour celui qui exploite le site, il peut faire la différence entre adopter un nouvel outil et devoir réorganiser toute son activité autour de lui.

Ce qu’il faut vérifier avant de connecter ses outils

Ces fonctions ne signifient pas que tous les raccordements sont immédiats. La documentation de Bonzai présente son API comme une version bêta. L’accès à certaines fonctions dépend aussi de la formule utilisée. Quant aux notifications entre logiciels, elles portent aujourd’hui sur des événements précis, comme l’ouverture ou le retrait d’un accès ; leur livraison n’est pas automatiquement renouvelée si elle échoue.

Un marchand qui envisage cette solution a donc intérêt à tester un parcours complet : que voit le client au moment de payer ? Quand reçoit-il son accès ? Que se passe-t-il si son abonnement s’arrête ou si une information n’arrive pas dans le second logiciel ? Ces questions sont moins séduisantes qu’une démonstration de page de vente. Elles déterminent pourtant si le dispositif sera utilisable au quotidien.

Jean-Marie Cordaro est passé de la vente de ses propres contenus à la construction d’un outil pour des personnes qui ne travaillent pas toutes comme lui. Certaines ont besoin d’un espace prêt à l’emploi ; d’autres veulent conserver leur site et leurs logiciels. Bonzai doit pouvoir trouver sa place dans ces deux façons de vendre.

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Questions fréquentes

Un acheteur qui n’utilise pas Bonzai peut-il recevoir l’accès à une formation ?

Oui. Lorsque le vendeur lui accorde un accès par l’API, Bonzai peut envoyer à cet acheteur une invitation à créer son compte et à ouvrir le produit concerné.

Faut-il savoir programmer pour utiliser Bonzai ?

Non pour créer une page et vendre un produit dans la plateforme. En revanche, faire communiquer Bonzai avec un site ou un logiciel extérieur au moyen de son API demande des compétences techniques ou l’aide d’une personne qui peut réaliser cette intégration.

Que se passe-t-il si une notification n’arrive pas dans l’autre logiciel ?

La documentation précise que Bonzai ne réessaie pas automatiquement l’envoi. Le vendeur peut renvoyer manuellement l’événement depuis la gestion des accès. Pour une activité qui dépend de cette connexion, il faut donc prévoir un contrôle des événements manquants.

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Louis Parmentier
Fondateur et rédacteur en chef de Societe.Tech : le média sur l’actualité des entreprises françaises en régions ! Diplômé d'HEC Paris et ancien membre de l'incubateur de l'école, j'ai créé plusieurs startups dans le web, les médias et la culture. Passionné par le journalisme, j'ai lancé Societe.Tech en 2015 afin de suivre l'actualité des entreprises et des logiciels SaaS. Je publie des articles ainsi que des interviews sur les entrepreneurs et sur les éditeurs de logiciels.

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