Le premier groupe de presse quotidienne régionale français, Ebra, dont la direction générale siège à Strasbourg, a été paralysé par un mouvement de grève à l’appel des organisations syndicales de journalistes et d’employés. Le mouvement de contestation s’oppose à un vaste plan de départs volontaires pouvant toucher jusqu’à 400 postes sur un effectif total de 3 200 collaborateurs au sein des neuf titres régionaux du groupe, parmi lesquels figurent L’Est Républicain, Le Républicain Lorrain, Vosges Matin, L’Alsace et les Dernières Nouvelles d’Alsace. Les salariés expriment également de vives inquiétudes quant à l’introduction accélérée d’outils d’intelligence artificielle dans la production de contenus et la réorganisation des desks éditoriaux. Face à cette fronde, la gouvernance de l’éditeur insiste sur le caractère non contraint des départs envisagés, justifiant la réorganisation par la baisse structurelle des ventes physiques au numéro et la nécessité de financer la transition vers les abonnements numériques.
Le premier groupe de presse quotidienne régionale français, Ebra, dont la direction générale siège à Strasbourg, a été paralysé par un mouvement de grève à l’appel des organisations syndicales de journalistes et d’employés. Le mouvement de contestation s’oppose à un vaste plan de départs volontaires pouvant toucher jusqu’à 400 postes sur un effectif total de […]
